M comme magie (celle qui enchante les enfants au seuil d’une aventure), M comme miracle (celui d’une première fleur à l’aube du printemps),M comme moisson (et il s’embellit d’un épi)…Voilà une initiale dont vous avez déjà vu certains détails; c’est long à faire, mais moins « classique » qu’il n’y parait. J’ai démarré avec le livre de S.Gagnebin(Alphabet brodé) et presque aussitôt, je n’ai pas pu suivre ses modèles: j’invente mes fleurs, les fait vivre avec des insectes, des feuilles envolées. J’y ajoute d’autres points comme de longs points de poste qui simulent les pétales et sont en relief (mais c’est un peu fragile pour des taies d’oreiller; pour les faire, il faut enrouler 20 à 30 fois le fil autour de l’aiguille, mais le pétale ne » tient qu’à un fil »)Les 1° furent brodées au centre de taies d’oreiller, mais mes proches n’osaient y poser leur tête…….Je les brode donc maintenant sur les coins. Et on m’en commande pour certains mariages ou cadeaux personnalisés.
J’ai appris à broder avec ma grand-mère, j’avais 6 ans; elle connaissait des points peu connus alors en France (par exemple le needle woven stitch qu’elle appelait point de guipure). Je n’ai jamais arrêté depuis; j’ai appris à de nombreuses amies. Et j’ai deux séries de cours à donner prochainement, en particulier à des religieuses cloîtrées qui aimeraient développer leur activité de vente, donc de survie économique. J’aime transmettre, comme on m’a transmis.J’écris, je brode, c’est un peu pareil, c’est mon mode d’expression, je me fais plaisir, je tente d’arrêter le temps; c’est en vain, mais ce n’est pas vain.
NB: demain, ce sera très différent, on sortira tout mouillé de sa baignoire, on s’égouttera sur le carrelage froid. Brrrrrrrrrrrrr , les petons!!